Agriculture : une année catastrophique pour la pomme de terre

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Les agriculteurs ont toujours été tributaires de la météo et doivent s'adapter avec ce que le ciel leur offre.  Mais parfois, il leur est difficile d'éviter le pire tant les conditions sont exécrables.  La plantation de pommes de terre, a, cette année, été retardée, la faute à ces pluies abondantes tombées entre mars et avril.  Résultats, les premières récoltes n'ont toujours pas été réalisées et l'on est obligé de se tourner vers un plan B pour en proposer aux clients.  Comme dans cette ferme à Haine-Saint-Pierre, où l'on reste impuissant face à la situation. 

Eric Vandoorne, au milieu de son champ de pommes de terre, mètre à la main.  Il ne devrait y avoir que 35 cm entre chaque plant, mais cet espace montre que certains n'ont pas pu sortir de terre.  Les buttes sont dures comme du béton.  Alors ici, on se dit que 2023 n'est vraiment pas une année comme les autres.

"Des plants qui n’ont pas pu émerger, tellement le sol est dur.  Compacté par les pluies du mois de mai et ensuite le vent du nord qui a desséché la surface."

Ici, des pommes de terre dites tardives, destinées à l'usine Crocky et plantées aux alentours du 10 mai alors que cette opération aurait dû être effectuée à la mi-avril, un retard d'un mois que l'on explique par ces pluies qui ont affecté le sol.

"A partir du 10 mars jusqu’au 10 avril, il n’a pas arrêté de pleuvoir.  Puis on a eu une semaine d’accalmie et là on a su planter quelques hâtives.  Elles demandent 90 jours de culture en général." 

Leurs toutes premières récoltes devraient être disponibles dans une dizaine de jours.  Dans ce magasin à la ferme, des pommes de terre qu'ils sont allés chercher en Flandre pour continuer à fidéliser la clientèle.

"Avec des voisins, on s’arrange, on va les chercher à la mer.  Des gens qui ont un climat où il pleut moins, il fait un peu plus chaud et ils ont mis une toile sur les buttes pour réchauffer les buttes quand il faisait froid." 

La pomme de terre représente 20% de leurs terres.  Certaines sont destinées à la vente à la ferme, d'autres à la production de chips ou de frites.   Mais également dans ce tout nouveau distributeur.

"Au niveau des horaires, c’était compliqué pour les gens qui travaillent.  Et certaines demandaient de payer par carte et non par billets, c’est comme cela que nous est venu l'idée de créer ce distributeur." 

Un dérèglement qui aurait très peu de chance d'altérer son goût.  En revanche, la récolte sera moins généreuse.  En contact avec la Filière Wallonne de la Pomme de Terre, les Vandoorne espèrent trouver la solution qu'ils leur permettraient d'éviter une nouvelle année catastrophique. 

B. Maton

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