Binche: mobilisation et piquet de grève devant l'Hôtel de Police

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Comme les travailleurs des autres secteurs, les policiers expriment leurs revendications et leur inquiétude en matière de pouvoir d'achat. Un piquet de grève bloque notamment l'entrée de l'Hôtel de Police de la zone Binche-Anderlues, ce mercredi, depuis 6h30. Les services d'urgence, quant à eux, sont assurés.

L'image d'un piquet de grève devant un Hôtel de Police n'est pas courante mais, en ce jour de grève nationale, elle fait sens aux yeux des affiliés.

" C'est assez rare, en effet " confirme Patrick François, permanent Police CGSP - Admi. " On avait bloqué un autre commissariat en 2014. C'était  l'hôtel de police de Charleroi. Les raisons de notre mouvement, c'est la colère des policiers qui est aussi celle des citoyens par rapport à la vie chère et aux barèmes qui n'ont pas été augmentés depuis 20 ans."

A la situation actuelle, s'ajoute le sentiment récurrent que les revendications des policiers ne sont pas prises en considération par le gouvernement. Même les accords de revalorisation salariale, déjà insuffisants pour la CGSP, ne semblent pas respectés.

" Il y a eu certains accords qui ont été signés, pas par nous mais par d'autres syndicats corporatistes de la police et qui étaient vraiment ridicules. Plus ou moins 50 € par personne et ça ne concernait même le personnel civil. Donc, nous avions refusé l'accord. Mais, même pour ça, le gouvernement revient sur sa parole, divise la somme en trois et la lie avec les fins de carrière. Les gens sont en colère " indique Patrick François.

Aujourd'hui, les policiers appellent à l'application d'une véritable augmentation barémique pour tout le personnel civil et opérationnel ainsi que des mesures concrètes d'aménagement des fins de carrière.

" Les jeunes policiers qui entrent dans la profession depuis 2014 vont devoir travailler jusqu'à 67 ans, ce qui est impossible. C'est un métier pénible. C'est impossible d'avoir des policiers de 67 ans en train de régler la circulation dans les rues. C'est une ineptie" dit encore le permanent syndical.

Les policiers expriment donc leur colère en se mobilisant. Une mobilisation qui ne met pas en péril la sécurité de la population.

" C'est comme les urgences des hôpitaux. L'hôpital travaille au ralenti mais les urgences fonctionnent. Ici, c'est la même chose. Donc, si vous téléphonez, une équipe viendra dans les mêmes délais qu'en temps normal " rassure Patrick François.

Avec ce mouvement, c'est toute une profession aux revendications plutôt discrètes habituellement qui souhaite être entendue par les autorités.

N. Elet

 

 

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