Ecaussinnes : la Belgique vue par Mark Eyskens

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L’ancien Premier ministre Mark Eyskens était présent à Ecaussinnes ce lundi. A bientôt 90 ans, il a reste un observateur attentif de la politique belge. Invité par l’asbl Synergie, il a livré ses inquiétudes par rapport au paysage politique en Flandre et l’évolution de la Belgique. Mark Eyskens aura été premier ministre pendant moins de 9 mois, en 1981, mais il a occupé le devant de la scène politique pendant plusieurs décennies. Ministre CVP des Affaires étrangères, des Affaires économiques, des Finances, prof d’université, auteurs de 67 livres, il pose un regard avisé et parfois amusé sur le pays. Un pays tout à fait singulier, au carrefour de deux grandes cultures mais qui a manqué l’interculturalité (une erreur historique, juge-t-il), un pays de compromis (on peut trouver un accord après deux pintes, s’amuse l’ancien Premier. Mais un pays dont l’avenir l’inquiète. Avec une Wallonie toujours plus à gauche et une droite plus à droite

« C'est plus inquiétant en Flandre qu'en Wallonie. Une majorité d'extrême droite, c'est à dire une collaboration après les prochaines élections entre la NV-A et le Vlaams Belang. S'ils obtiennent la majorité au Parlement flamand, ils pourraient faire des choses extrêmement dangereuses »

Le Ministre d’Etat craint un scénario à la catalane qui sera catastrophique pour la Flandre rejetée par l’Union Européenne. Mais, remarque-t-il, le communautaire n’est pas la priorité des gens. L’urgence, c’est le climat, les pensions, la sécurité sociale (magnifique mais chère). Pour s’attaquer aux problèmes réels, il faut une meilleure gestion de l’Etat, « mettre fin à la pagaille ». Sa formule : une réforme du Sénat.

«Donc je propose de transformer le Sénat, qui n'a plus une très grande utilité, en une cour supérieure, un conseil fédéral supérieur composé pour un tiers de mandataires politiques qui sont élus évidemment, et qu'on trouve aujourd'hui au niveau du Parlement fédéral et des parlements régionaux. Un tiers d'experts, des gens qui comprennent et qui connaissent la complexité des problèmes. Et un tiers de gens de la société civile».

« Le communautaire est une vaisselle trop fragile pour la confier uniquement aux politiques », lance Mark Eyskens. Il propose aussi aux partis des trois grandes tendances traditionnelles d’adopter un programme commun sur les grands défis comme le climat ou les pensions.

« Il faut que les partis du centre s'entendent davantage, présentent des solutions raisonnables et essayent d'avoir la confiance d'une majorité des électeurs aux prochaines élections. »

Enfin l’homme politique se montre très inquiet sur le déficit de l’Etat (32 milliards) : il faudra mettre au travail plus de Belges et organiser une immigration axée sur le travail. Il faut que la Belgique reste « un paradis qui attire », même si, constate Mark Eyskens, les Belges ont parfois « l’impression de vivre en enfer ».

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