Nous sommes en pleine saison pour les fraises. Les fraisiers sont aussi cultivés dans certaines exploitations de la région du Centre. C’est le cas de l’entreprise familiale Depuydt basée à Estinnes –au-Val qui vend ses fraises en direct. Les fraisiers sont cultivés sur une quarantaine d’ares. Michel De Backer et Yvan Duc.
Cette exploitation a vu le jour en 1998. Elle est aussi le fruit d’une tradition familiale née à Nivelles. Les exploitants précisent : la fraise n’est pas le fruit mais les akènes sont les véritables fruits.
Nous avons repris la ferme en 1985 et à ce moment là, il y avait les quotas laitiers et on cherchait une diversification. C’est comme cela qu’on s’est lancé dans la culture de fraises. Parce que mes parents faisaient déjà cela à Nivelles. On a commencé petit. On vendait rien que sur le village. On avait quelques lignes. On s’est toujours agrandi en répondant à la demande de la clientèle. Evoque Marleën Depuydt de la Ferme familiale
Sous le dôme des serres et du ciel bleu , les fraises sont cueillies délicatement pour être vendues le jour même en vente directe. Le magasin du lieu est le seul et uniquement point de livraison.
Vous ne travaillez pas pour la grande distribution ?
Non, ce n’est pas notre but. Nous, on préfère servir les particuliers et quelques pâtissiers et restaurateurs mais c’est principalement les particuliers. Répond Dominique Depuydt de la Ferme familiale
Ici on pratique la culture intégrée qui mêle techniques agricoles conventionnelles et techniques bio.
Un bon sol déjà, un bon démarrage de plantation, c’est déjà un grand soin au départ avec les nouveaux plants. Chaque année on refait une nouvelle culture. On change la parcelle pour essayer de minimiser l’impact phyto sur les plants et comme cela on peut limiter toutes les nuisances qui peuvent arriver. Poursuit Dominique Depuydt de la Ferme familiale
Une dizaine de variété de fraisiers sont cultivées sur l’exploitation. Chacune des fraises a son goût particulier et peut aiguiser votre sens du goût
C’est le bouche à oreille. C’est des gens, des voisins. On a souvent des commandes groupées. Quelqu’un qui vient pour plusieurs maisons mais tout part au particulier. Il y a quelques années déjà, on a commencé la culture de framboises, de myrtilles. On fait un peu de tomates, des variétés anciennes de tomates. Explique Marleën Depuydt de la Ferme familiale
Comment ne pas fondre sur ces fruits de saison cueillis le matin et qui développent le jour même les arômes. Chaque variété a son nom.
Nous on est parti avec des variétés un peu spécifiques pour sortir de ce qu’on sert en général. On se dit que les gens viennent chez nous, c’est pour trouver ce qu’il y a sur place. Il y a une grande partie des gens qui aiment bien la « Lambada ». Il y a des gens qui font des petits essais et certains préfèrent pas trop sucrées. Il y a moins de succès pour les plus amères. Observe, Marleën Depuydt de la Ferme familiale
L’exploitation s’est développée peu à peu non sans prendre une part de risque financier pour les investissements. Ici, avec les compétences familiales on a diversifié non seulement les fruits et mais aussi les produits. Au fil de la journée les clients entrouvrent la porte du magasin normalement ouvert l’après midi mais un distributeur est à portée de pièce en tout temps. La lambada, non seulement une danse, mais aussi une fraise.
Ici, on voit la qualité. Ce sont des fraises qui sont vraiment bien cultivées. Bonne dégustation. Bonne journée. Conclut une Cliente, Sandrine Pierard