Estinnes : une Saint-Hubert sans repas

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Les chasseurs de la Société d’Estinnes ont dû renoncer à leur dîner traditionnel de la Saint-Hubert dimanche dernier. Les activités à l’extérieur sont autorisées mais les repas et rassemblements à l’intérieur sont interdits depuis samedi dernier sauf s’il s’agit d’un domicile privé.  Pas de chance pour les chasseurs d’Estinnes qui se voient ainsi rompre la tradition des retrouvailles.

Images de tradition dans le cabanon des chasseurs d’Estinnes : les inscriptions une à une avec masque, un café un à un, une bûche dans le poêle à bois pour réchauffer le cœur. L’ « estûve »  est en braise ,c’est déjà cela.

« Les repas sont interdits à l’intérieur sauf si c’est dans du privé, mais, ici, on n’est pas dans du privé » Explique le sociétaire et garde-chasse Jean Fayt.

 Les scampis restent au congélateur,  le repas n’aura pas lieu à la fin de la partie de chasse. Les chasseurs ne chanteront plus. Ils  entrevoient difficilement un report de la Saint Hubert au printemps.

«Il y avait des scampis prévus, pour le reste du repas je ne sais pas. C’est la cuisinière qui s’en occupait et à la fin la petite bouteille de vin traditionnelle. » Regrette Jean Fayt

La société des actionnaires –chasseurs  actuelle a fusionné Estinnes-au-Val et Estinnes-au-Mont. Le rond des chasseurs fixe les prises autorisées et leur nombre. C’est une journée de petit gibier à poil ou à plume. Loin des grandes chasses.

« Ca fait un peu plus de 30 ans que je chasse. J’ai d’excellents souvenirs, de très belles journées de chasse et pas seulement qu’à la Saint-Hubert. Elle représente tout simplement les retrouvailles où on se raconte tous les bons souvenirs des années précédentes, les bons coups de fusil et les belle pièces prises ». Se souvient l’actuel Président, Christian Marlière ,de la  Société de chasse Estinnes.

 Champs labourés, betteraves, moutarde ou taillis : les chiens scrutent les territoires alors que l’œil du chasseur peut, brun sur brun, identifier les lièvres au lointain. Les chiens de chasse ont un instinct à affiner.

« C’est un chienne très, très bien de 7 mois. Il faut de la patience pour lui apprendre à écouter et du rappel ».Explique le maître du chien-apprenti.

Ils ne tirent pas tout. Ils ont non seulement la sécurité à respecter et veillent également à le reproduction pour l’année suivante : « On ne peut risquer de tirer un coq alors qu’une poule suit » déclare un chasseur dépité mais malgré tout content des retrouvailles sans apéro.

« Il y avait un bon lièvre qui est passé devant moi. Il était bien, je l’ai salué. Je ne l’ai pas tiré parce que je n’avais pas envie de le tuer. » Conclut Marcel un sociétaire.

M. De Backer

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