Folklore : effervescence chez les louageurs

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Entre des prises de décisions ramenées à 10 jours au lieu de 30 et des conditions sanitaires qui s'améliorent rapidement, l'espoir de pouvoir vivre des festivités carnavalesques a connu un véritable rebond ces derniers jours. Rebond qui poussent bien évidemment les gilles à se préparer. Conséquence directe, une certaine effervescence est observée chez les louageurs. Audrey Decroës et Charles Sauvage l'ont d'ailleurs bien observé du côté de Buvrinnes.

 

Depuis deux jours, un phénomène aussi étonnant que réjouissant se passe ‘Au petit-fils Kersten’.

« Hier j’ai reçu plus de 70 appels et le téléphone sonne encore » explique le louageur Yves Seghers.

Il est en effet désormais difficile pour Yves Seghers de rester éloigné plus de quelques minutes de son téléphone. Les appels se succèdent comme autant de lueurs d'espoir. Cette année, oui, des carnavals pourront avoir lieu. A partir de quand ? Cela reste la grande question. Mais en tout cas, depuis deux jours, de La Louvière à Écaussinnes en passant par Estinnes, La Hestre et même Binche, le Gille veut être prêt.

« Depuis qu'il a été autorisé au niveau de Charleroi et d'Anderlues, les gens viennent prendre les mesures. Et ça fait plaisir de revoir tous ces clients revenir après deux ans » confie Yves Seghers

De la région du Centre à celle de Charleroi, en passant par Nivelles ou encore Marche-en-Famenne, les acteurs du folklore se croisent chez le louageur. On prend les mesures et presque à chaque fois, on plaisante sur le nombre de centimètres pris à cause de la pandémie. Les habitudes se réinstallent avec beaucoup de satisfaction et de motivation.

« Maintenant, je me lève le matin comme avant, vers 3 h du matin, et j'arrête vers 21 h. Et évidemment, je refais des chapeaux, j'ai des demandes pour La Louvière. Et puis Binche, il y a encore un tout petit espoir » ajoute Yves Seghers

L'espoir, Yves n'en a jamais manqué. Au cours de ces deux ans, il a toujours voulu rester actif, allant chercher toutes les aides disponibles au niveau local, régional et même fédéral, ce qui lui permet aujourd'hui d'avancer avec une certaine sérénité dans la préparation de cette saison carnavalesque pas comme les autres.

« Je suis heureux. On est plus dépendant parce que le droit passerelle je ressentais cela comme une aumône. Mais là, c’est assez. J'ai toujours travaillé depuis l'âge de treize ans. Donc, c'était une parenthèse dans la vie, mais là c’est stop » conclut le louageur.

Entre deux appels téléphoniques et les prises de mesures, le logeur sourit sous son masque. Ce sera bientôt Carnaval.

 

 

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