La Louvière : la covid perturbe les mariages

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Les boutiques de robes de mariée peinent à trouver des clientes et ce, en pleine pandémie.  Il y a celles qui abandonnent leur projet, d’autres qui le postposent et puis il y a ces femmes qui veulent s’unir malgré les nombreuses contraintes. Face à cette réalité, les commerçants doivent pouvoir jongler avec tous ces imprévus, d’autant que ce secteur est tributaire du monde de l’événementiel. 

Des questions qui sont sur toutes les lèvres depuis plus d’un an maintenant.  Quand ? Mais aussi et surtout dans quelles conditions ?  Autant d’interrogations qui taraudent chaque futur marié.   Au point de vouloir remettre à demain l’un des plus beaux projets de leur vie, attendre est très certainement la plus sage des décisions.

« On a fermé pendant 2 – 3 mois puis rouvert.  Nous n’avons pas repris entièrement parce qu’il n’y avait pas de demandes.  Les personnes qui avaient programmé leur mariage en avril, mai, juin, ont annulé. »

Ima nous montre LA tendance du moment, une robe chic et bohème qui plaît mais qui ne se vend pas comme elle le devrait.  C’est que le chiffre d’affaires de cette boutique va de pair avec l’état de santé du secteur de l’événementiel, les mesures à appliquer étaient bien trop contraignantes. 

« Beaucoup ont postposé en 2021 ou 2022, d’autres ont annulé.  Les clientes viennent essayer mais très peu viennent pour acheter. »

Des robes de mariée mais aussi des ensembles pour les communions, pour les baptêmes, des robes de cocktails. Autant d’articles qui resteront sur ces cintres.  Ima n’hésitera pas à faire des réductions pour écouler sa marchandise pour en exposer d’autres. 

« Communion, rien ne s’est passé en 2020.  Tout le stock est là, les robes de cérémonie, on les solde. »

De nombreux mariages sont repoussés, le métier est fragilisé, petite éclaircie, depuis ce 8 mai, 15 personnes seront autorisées à assister à la cérémonie officielle ou religieuse. Pour la fête, le nombre de personnes est limité à 50.

« Une mariée de 2020 est allée à la commune puis dans un restaurant, à l’extérieur, légèrement couvert.  Quand je l’ai eue il y a deux, trois jours, elle était contente mais il faisait froid et il n’y avait pas de musique. »

« Je suis à 20% de vente, en général je suis entre 100 et 150 robes par an.  En 2020, 50 et ici on est à 20 robes vendues. »

Ici, on reste positif et l’on se dit que le marché pourrait connaître un boom dans un an.  Célébrer l’amour en temps de COVID n’est décidément pas chose aisée. 

B. Maton                                                                                                                           

 

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