La Louvière : sans papiers et sans rien

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En vue de la signature d’une pétition pour demander une loi sur la régularisation des sans-papiers, la Marche des Migrants sillonnait les rues de La Louvière hier.  La Marche des Migrants réunit des organisations d’Education Permanente existe depuis 2005. A La Louvière, une centaine de sans-papiers seraient concernés par cette situation administrative très précaire

 

Comme d’autres lieux en Belgique, l’église louviéroise a été occupée par les sans-papiers en 2006-2007 pour leur régularisation. Une régularisation limitée dans le  qui a été effective en 2009. La  non- régularisation est pour les sans papiers est  un souci de tous les instants.

 

« Si tu dois aller à Bruxelles et que tu n’as pas d’argent, tu ne sais pas payer une carte par exemple. Voilà un exemple et à l’école, quand je suis avec des amis, ils vont me dire après l’examen, allons prendre un café et tu ne sais pas aller parce que tu ne vas pas commencer à dire à tes amis que je n’ai pas de carte sur moi. Après tu es obligé de t’éclipser, ils ne vont pas savoir pourquoi, ils vont peut-être te taxer comme quelqu’un d’indifférent qui ne veut pas rester avec les autres. » Explique Serge Mvogo Etudiant IPAM La Louvière

 

En l’absence de régularisation, les sans papiers sont confrontés aux tracasseries administratives. Accès aux soins de santé, aux services publics et même participation à la vie en  société  est compliquée.

« On est amené à vivre dans le stress, dans la peur. Il faut vraiment beaucoup de courage.  Comme je  le fais là pour répondre à vos questions de manière visible. » Porsuit Serge Mvogo

 

Le chiffre de 100 personnes  et famille sans-papiers à La Louvière s’appuie sur l’Aide Médicale d’Urgente. Il soulève aussi la question de la précarité liée aux portes fermées.

 

« Nous remarquons que plusieurs sont dépressifs, sont déprimés et ne parviennent vraiment plus à gérer tous leurs sens. Et cela c’est un grand problème dans la société et un grand problème financier puisque cela retombe sur le gouvernement  qui doit financer à côté dune personne normale et cela pose vraiment problème ». Explique Josette Mbotat   Porte-parole Sans-papiers

 

D’ici le 17 mai « In my Name » récolte 25 000 signatures pour une proposition citoyenne déposée au fédéral.

 

«  Notre proposition de loi au parlemente porte sur des critères clairs et objectifs fixés par la Loi pour savoi qui peut et ne peut pas avoir de papiers en Belgique. » .Explique Brieux Dubois « In My Name »

 

Les sans-papiers  se terrent et se taisent ou passent par la grève de la faim non sans raison.

 

« On a peur, on sait qu’à tout moment donc on demande au gouvernement de se rendre compte de notre situation pour que nous soyons rentable dans le pays qui nous a donné un peu d’eau  à boire, un peu de spaghettis, nous voulons aussi être rentable. » Conclut .Josette Mbotat

Michel De Backer

 

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