Après trois ans, des militants de la Marche des migrants et d’autres associations se sont souvenus de Mawda tuée sur l’autoroute lors d’une course-poursuite entre une camionnette et la police. Ils ont demandé au conseil communal louviérois de mardi soir de dédier un espace à la mémoire de la jeune fille kurde de 2 ans.
Mawda est décédée en mai 2018. Elle était à bord d’une camionnette de migrants qui roulait vers la Grande-Bretagne. Un premier procès a eu lieu et un policier jugé. Sur la place communale louviéroise, une vingtaine d’associations se sont groupées autour de la marche des migrants.
C’était un triste anniversaire pour la mort de Mawda, une fille kurde qui a été tuée après une course poursuite menée par la police. On se souvient de Mawda et, à travers elle, de celles et ceux qui perdent la vie sur le chemin de l’exil. Déclare Freddy Bouchez de la Marche des migrants.
Outre le souvenir, les militants mettent en cause la politique migratoire et demande la régularisation des sans-paiers privés de leurs droits sur les plans humain, social, culturel, économique.
Au-delà du procès qui a été jugé, pour nous, il y a effectivement une politique migratoire répressive de chasse aux migrants. C’est pour cela qu’on revendique une commission d’enquête parlementaire. Au-delà du procès, il y a des responsabilités politiques. Élargit le propos de Freddy Bouchez.
Discours et textes se sont succédés sur la situation sensible des sans-papiers et très sensible d’un enfant victime d’un arrête brutal et violent.
Je retrace le parcours de la petite Mawda qui me paraît un parcours vraiment terrible puisqu’elle est née en exil. Elle n’a vécu que l’exil jusqu’au moment de sa mort et je me dis comment un enfant, aujourd’hui, en 2021, sans toit, sans patrie, sans ce qui fait qu’on est un enfant, c'est-à-dire les jeux, les bonbons, l’amour, voilà ! Interviennent dans leurs textes. Constance Centulio et Elena Tenace écrivaines dans leurs deux textes à propos de Mawda.

Respect des droits humains et refus de la criminalisation des hébergeurs de sans-papiers sont notamment épinglés par les manifestants. La demande d’un lieu à la mémoire de Mawda Shari a été acceptée par le Collège communal . Il sera dans la future aire de jeu au cœur de la cité du Bocage. Il portera le nom de Mawda Shari.
Le Collège communal a décidé de dénommer la nouvelle aire de jeux de la cité du Bocage conclut, Emmanuelle Lelong (PS) Echevine de l’Accueil du citoyen.
M. De Backer