La lutte contre le harcèlement paralysée ?

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Si le Centre de Référence et d’intervention Harcèlement, le CRIH, a réussi à obtenir 50.000€ plutôt que les 10.000 proposés par la ministre Désir, sa situation est loin d’être optimale. Le directeur se trouve à présent confronté à la lasagne institutionnelle belge. Son terrain d’action se situe en effet à la frontière entre plusieurs compétences et il est en train de frapper à toutes les portes.  Il s'agit rien moins que d'éviter une fermeture pure et simple dans un avenir proche. Plus d’explication avec Nathalie Roland et Pascal Auvertus.

Après une année de fonctionnement officiel, le CRIH a déjà failli fermer ses portes, le 31 mars exactement. Il faut dire que les subsides de fonctionnement sont en chute libre, moins de la moitié par rapport à 2022 et octroyés par le ministère de l’enseignement. Caroline Désir ne peut pas plus, Valérie Glatigny estime que ce n’est pas de son ressort, elle est en charge de l’aide à la jeunesse, la ministre Morreale a été contactée et une proposition est venue de Frank Vandenbrouke. Pour l’heure, hormis les aides octroyées par Solidaris et le Plan de cohésion sociale, le Centre de Référence et d’intervention Harcèlement, tant loué par les politiques à son ouverture, peine à continuer son travail et a déjà réduit son personnel et son champs d’action. Il ne couvre plus que 12 communes au lieu de 33.

"On a quand même de bons retours de la part des parents, des écoles et autres et je crois que les politiques l'ont bien compris. La situation budgétaire de nombreux ministères fait qu'ils se refilent la patate chaude.La solution serait que tous les niveaux de pouvoirs se mettent ensemble et participent au financement, cela nous ferait un subside suffisant.Il me semblait logique que, quand quelque chose fonctionne, on le finance et même on l'aide à se développer. On a déjà perdu 30% de notre capacité d'intervention, au quotidien cela se sent dans les demandes qu'on peut prendre en charge."

Et ces demandes non seulement augmentent mais les cas graves, comme la tentative de suicide ou le viol, se multiplient. A l’heure où l’argent public semble trop souvent gaspillé, le directeur lance encore une fois un appel à la raison.

"Je pense que l'argent public que nous recevons est clairement bien utilisé, on ne fait pas de dépenses inutiles,  l'argent public que nous recevons il est utilisé au service des gens."

Précisons qu’au niveau fédéral, le ministre de la santé propose de prendre en charge les psychologues qui interviendraient via un système de facturation.

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