Outre ce budget du CPAS, quelques sujets ont provoqué plus de tension que d’habitude, souvent générée par des questions du conseiller Gregory Lucas d’alternative. Mais l’une d’elle a pratiquement provoqué un tollé, d’autant que, reportée en huis-clos, elle n’a néanmoins pas reçu de réponse. Il faut dire que l’affaire est plutôt gênante pour la majorité et qu’elle a abouti à une plainte pour faux et usage de faux, déposée par le même conseiller Lucas. Explications Nathalie Roland
Au départ la SPRL Haubrouge à Mignault introduit une demande de permis unique. Il s’agit de transformer une grange en salle de fêtes en 2019, en 2020 l’enquête publique mentionne une salle de séminaires. Les plus proches voisins sont peu informés pourtant, mais le dossier étant mis à l’enquête publique, ils le consultent et 11 d’entre eux finissent par introduire un recours. En outre, l’un d’eux remarque que cette enquête n’a pas respecté la durée légale de 15 jours, elle n’en fait que 13 : à savoir du 18 au 31 août.
Il aurait suffi de relancer l’enquête pour se mettre en ordre, pourtant, quelqu’un à la commune préfère modifier manuellement la date du début de l’enquête. Le 18 devient 16, ce que remarquera le conseiller Gregory Lucas du groupe Alternative, alerté par un des riverains. Il faut préciser à ce stade que la ferme appartient à la famille directe d’un échevin de la majorité, en charge de l’urbanisme justement.
Vu cette filiation doublée de diverses tentatives d’intimidation et de manipulation de riverains contre le projet, deux d’ entre eux nous le confirment, Gregory Lucas n’a plus hésité à porter plainte contre X pour faux et usage de faux. Voilà qui explique les perquisitions menées par la police lundi dernier au service de l’urbanisme.
Il faut savoir qu’à la région Wallonne, le dossier est à présent en suspens car une nouvelle enquête publique respectant les délais doit être relancée. D’autres recours viendront peut-être alors s’ajouter au dossier déjà existant. De plus, le fonctionnaire en charge nous a confirmé avoir été appelé par la SPRL Haubrouge qui prétendait que les riverains retiraient leur recours. Faux évidemment.
Résultat, à présent, ce sont bien plus de 11 personnes qui sont opposées au projet même si certains n’osent pas le faire savoir officiellement.