Rail : deux fois 48 heures de grève en novembre et en décembre

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Décisions unilatérales de la direction dans le cadre de réorganisations internes, hausse de la productivité, polyvalence accrue, non-respect de la concertation sociale, autant de points qui justifient les 96h d'actions programmées au cours des prochaines semaines, aux yeux des organisations syndicales.

" Ce n'est pas de gaieté de cœur ", reconnait Bertrand Chauvenne, président francophone de la CGSP Cheminots. " Ce qui se passe c'est que le dialogue social est plus proche des méthodes de Ryanair que d'un vrai dialogue social digne de ce nom. Et donc, nous, ce qu'on demande, c'est un vrai dialogue social. On demande l'arrêt des réformes qui pour nous, d'un point de vue opérationnel, n'ont pas de sens et l'arrêt de l'augmentation de productivité sur le dos du personnel."

Concrètement deux phases d'actions sont au programme du préavis de grève déposé par le front commun. La première sera déclenchée le mardi 7 novembre, en fin de journée, à 22h et se terminera le jeudi 9 novembre à 22h également. La seconde se déroulera du 5 au 7 décembre. 96h de grève, ce n'est pas rien, mais les cheminots estiment que l'efficacité du service public est en jeu. Avec pour exemple, la crainte d'une diminution de personnel en gare.

" Ce qu'il risque d'arriver pour une gare comme celle de La Louvière Sud, par exemple, c'est qu'après 20 h, en semaine, il n'y aura plus de personnel dans la gare. Et donc, les voyageurs seront livrés à eux mêmes puisqu'il n'y aura plus personne de prévu dans la gare de La Louvière ", regrette le représentant syndical.

Dans le contexte actuel, l'augmentation de l'offre de trains envisagée par la SNCB, d'ici 2026, semble également difficilement envisageable.

" Il faut d'abord, pérenniser l'offre actuelle. Essayons d'arriver à 100 % des trains prévus. Actuellement, on a  1500 trains supprimés par mois. Ça semble totalement irréaliste d'ajouter 2000 trains. Le nombre de trains supprimés reflète aussi le manque de personnel. Il manque des conducteurs, des accompagnateurs, mais il manque aussi des personnes qui régulent le trafic, les contrôleurs de circulation en cabine. Il manque du personnel pour entretenir les voies. On a de plus en plus de travaux, mais toujours avec moins de personnel. Et le personnel, il est à bout ", conclut Bertrand Chauvenne.

Une exaspération qui s'exprimera donc dès ce mardi 7 novembre, 22h. Les voyageurs devront se montrer attentifs aux perturbations.

N. Elet

 

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