Hausse de salaire pour les infirmiers spécialisés, plafond relevé des défraiements pour volontaires… le ministre fédéral de la Santé compte bien attirer des bras supplémentaires pour lutter contre le covid-19. Voici ce qui pourrait apaiser un peu la grogne chez les soignants.
Classification IFIC à la trappe
43 millions, c’est l’enveloppe qui serait destinée aux infirmiers spécialisés, particulièrement concernés puisque la précédente réforme les mettait au même niveau que les non spécialisés dès lors qu’ils étaient payés selon le poste qu’ils occupaient réellement. Cette classification IFIC déjà en place dans les hôpitaux privés depuis 2018 passerait donc à la trappe. De nombreux infirmiers spécialisés la dénonçaient. La classification IFIC était prévue en 2022 dans les hôpitaux publics.
Concrètement, à partir du 1er janvier, les infirmiers spécialistes ayant " un titre professionnel particulier " recevront 2500 euro brut supplémentaires par an. C’est à dire les infirmiers actifs notamment aux soins intensifs, aux urgences, en oncologie ou en gériatrie.
Les infirmiers spécialisés ayant une " qualification professionnelle particulière " se verront octroyer 833 euros bruts supplémentaires par an. Il s’agit dans ce cas des soins de santé mentale et de la psychiatrie, de la gériatrie, de la diabétologie et des soins palliatifs.
En outre, le ministre veut aussi soutenir les hôpitaux. Il prévoit notamment des compensations pour couvrir les coûts liés à la réservation obligatoire de lits, aux activités COVID supplémentaires, à la baisse des activités régulières.
Le gouvernement compte ainsi continuer à rembourser les coûts d’achat de l’ensemble du matériel de protection mais aussi le temps supplémentaire qui doit être consacré aux mesures sanitaires.
Volontaires, étudiants… Le gouvernement fédéral compte sur tout le monde pour donner un coup de main dans la lutte contre cette crise, leur statut fiscal et salarial sera donc réadapté. Et les centres de vaccination sont inclus dans ce régime. Les étudiants, médecins ou infirmiers, seront plutôt envoyés dans les centres de test et de vaccination pour laisser médecins et infirmiers dans les hôpitaux.
N. Roland