A Soignies, les préparatifs de la Pentecôte vont bon train. Même si cette édition se fera toujours sans concert, procession, office religieux et grand tour, les Sonégiens pourront admirer le grand pavois à partir de samedi. Mercredi, les 24 oriflammes qui le composent ont été fixées sur leur corde. Nous avons rencontré les volontaires qui préparent le grand pavois et dont le déploiement marque le début officiel des festivités.
Le grand pavois au dessus de la Collégiale, c’est l’image qui symbolise les festivités de la Pentecôte à Soignies.
Composé habituellement de 22 oriflammes, il en comptera deux de plus cette année car on aurait dû célébrer le centième anniversaire de la procession historique.
Vingt-quatre oriflammes donc, de 5 mètres de long, qui bénéficient des soins de l’équipe chargée également des costumes de la procession.
« C’est l’équipe du vestiaire qui travaille toute l’année un après-midi par semaine. On est 6 ou 7 et on remet en état le pavois. Quand on le monte, on réduit l’équipe et des hommes viennent nous aider pour attacher les cordes » nous explique Françoise Bechet.
Chaque pièce est étendue sur la table puis soigneusement roulée avant d’être nouée sur la corde de 70 mètres qui sera tendue entre les deux tours de la Collégiale.
« Il y a des repères sur la corde et des petits cordons sont cousus à chaque oriflamme et ils noués autour de la corde » précise Philippe Moulin, secrétaire du comité de la procession.
Les ficelles entourant chaque oriflamme seront coupées au moment où elles sortiront de la fenêtre du clocher. On verra alors si le travail a été accompli soigneusement. Les perfectionnistes craignent toujours un petit couac.
« Il y a une oriflamme qui peut se détacher ou qui ne se déroule pas. On espère que c’est bien préparé mais on ne sait jamais » ajoute Françoise Bechet.
Cette année encore le déploiement du pavois se fera discrètement à une heure qui n’a pas été rendue publique afin d’éviter que les Sonégiens ne se rassemblent en nombre pour ce grand moment d’émotion.
« Ca fait chaud au cœur, lance Françoise. C’est l’esprit sonégien. »
Même s’il sera déployé en petit comité, c’est toute une ville qui admirera le grand pavois que vous pouvez aussi, sans heurter les Sonégiens, appeler les « caleçons de saint Vincent ».
E. Verhelle