Revirement au sein des TEC. Contrairement à ce qui avait été annoncé, les lignes de bus ne seront pas renforcées à partir de ce lundi. Une phase d’analyse va préalablement être menée afin de déterminer les besoins éventuels. Là où c’est nécessaire, le réseau sera renforcé par des autocars privés mais seulement à partir du 23 novembre. Un dispositif qui se heurte à un refus des syndicats.
Dès ce lundi, des autocars privés devaient venir doubler certains parcours des TEC. Une mesure prévue afin de garantir les mesures sanitaires à l’intérieur des véhicules. « Compte tenu du contexte sanitaire, le Gouvernement wallon a en effet demandé au TEC de renforcer temporairement ses capacités de transport aux heures de pointe en dédoublant certains parcours sensibles. L’ensemble des ressources disponibles en régie et en sous-traitance étant déjà déployé sur le terrain » avait indiqué le groupe TEC. Un dispositif qui était loin de faire l’unanimité au sein des transports en commun wallons et principalement auprès des syndicats qui y voyaient un premier pas vers une privatisation du réseau. Vendredi, les agents des TEC Charleroi avaient d’ailleurs déclenché une action de grève.
Dans ce contexte et suite à de nouvelles réunions menées ce dimanche entre la direction du groupe et les syndicats, les TEC ont décidé de postposer cette mesure au lundi 23 novembre et d’effectuer une analyse des besoins dans le courant de la semaine du 16 novembre. « Des comptages seront organisés la semaine du 16 novembre sur les lignes pressenties pour ces renforts pour apprécier leur nécessité et le degré de flexibilité de ce dispositif, compte tenu des conditions liées à la rentrée scolaire » indiquent les TEC ce dimanche dans un communiqué.
Dans la région du Centre, voici une partie des lignes qui devaient être renforcées aux heures de pointes : lignes 134, 82 et 30 sur les tronçons suivants : Houdeng -Aimeries - Soignies (134) ; Maurage – Trazegnies (82) ; Strépy-Braquegnies - Anderlues (30) ; ligne 22 sur les tronçons suivants : Bray – Binche ; Bray – Mons ; Mons – Binche.
A. Laurent